de CEVINS Marie-Madeleine

Auteur de publications

Publication Résumé
"Les confraternités des ordres mendiants au Moyen Âge : une histoire à écrire"
Koldulórendi konfraternitások a középkori Magyarországon (1270 k. – 1530 k.)

[Les confraternités des ordres mendiants dans la Hongrie médiévale (v. 1270-v. 1530)]

Objet spirituel mal identifié, situé à mi-chemin entre demande d'intercession, commémoration nécrologique et associations de piété, les confraternités des ordres mendiants auraient été à la fin du Moyen Âge entre les mains des frères ce que les indulgences étaient devenues entre celles des évêques et de la papauté : un appât utilisé à tout-va pour extorquer des fonds aux fidèles en leur faisant miroiter l'accès quasi immédiat au Paradis. À partir de la documentation hongroise, exceptionnellement homogène, et sans négliger la spécificité du contexte magyar, l'auteur ramène cette pratique religieuse méconnue à sa juste place dans l'histoire des ordres mendiants, dans celle du mouvement confraternel, dans celle enfin de la piété tardo-médiévale. Elle met ainsi en relief une vision du salut qui s'affranchit de la fameuse "comptabilité de l'au-delà".

« Les confraternités des ordres mendiants au Moyen Âge : des réseaux sociaux ? »
« Research Results Based on Non-Textual Sources and Their Interpretation for the History of Mendicant Economy »
« Le franciscanisme à table. Les pratiques alimentaires des Frères mineurs en Europe centrale à la fin du Moyen Âge »

Les Frères mineurs ont instauré dès la fondation de l'ordre un rapport au corps spécifique oscillant entre tradition monastique et primauté de la vocation pastorale. Ses implications sur l'alimentation des religieux demeurent peu étudiées pour le Moyen Âge, notamment en Europe centrale, dans un contexte économique et social très différent du berceau italien de l'ordre. Cette contribution s'attache à confronter les interdits, restrictions et recommandations alimentaires imposées aux Frères mineurs centre-européens - principalement en Hongrie et Pologne - à leurs pratiques de table. Elle s'appuie sur une documentation à la fois textuelle et archéologique et accorde une attention particulière au moment décisif de la réforme observante, dont on sait combien elle a changé le visage du franciscanisme dans l'espace étudié.