Couvent dominicain Saint-Stanislas de Sieradz

Rédaction : Terminée

1 - Identifiants et bref historique du couvent


Identité

Auteur principal : QUÉRET-PODESTA Adrien
Auteur(s) secondaire(s) : de CEVINS Marie-Madeleine
Ordre : OP
Numéro sur les cartes : 396
Fonction du couvent : Studium
Proximité lieu de rassemblement : Place de marché
Présence d'un autre couvent mendiant : Non

Carte

Résumé

1233-1238 Fondation d'un couvent dominicain à Sieradz, de vocable inconnu, par le duc de Mazovie Conrad, avec le soutien de l'archevêque de Gniezno Pelka, qui appuya ainsi la première création dominicaine de sa province ecclésiastique

v. 1260 Consécration de la nouvelle église du couvent, dédiée à saint Stanislas (canonisé en 1253), à l'initative du duc Casimir, fils du fondateur

1331 Incendie du couvent suite à une attaque des Teutoniques

1383 Le couvent accueille l'assemblée nobiliaire qui reconnut comme roi de Pologne Hedwige d'Anjou

1411, 1447, 1473, 1494 Le couvent accueille plusieurs chapitres provinciaux

1426 Ouverture d'un studium artium dans ce couvent sur décision des responsables de la province dominicaine

1864 Fermeture du couvent sur ordre des autorités russes

Localité

Localité actuelle : Sieradz
Localité en allemand : Schieratz
Localité en hongrois :
Localité en latin médiéval : Syradz
Type de localité : Petite ville de marché
Sociographie de la localité : Marchand(s) et artisan(s), Paysan(s)

Custodie - Province - Pays

Custodie :
Province mendiante en 1500 : Pologne
Province mendiante entre 1220 et 1550 Année début Année fin
Pologne 1300
Bohême et Pologne 1228 1300
Pays actuel : Pologne
Pays entre 1250 et 1550 Année début Année fin
Royaume de Pologne 1320
Duché de Grande Pologne 1320

Fondation

Début date de fondation : 1233
Fin date de fondation : 1238
Date de fermeture : 1864

Première mention écrite du couvent dans une charte délivrée le 6 octobre 1250 par le fils du fondateur, le duc Casimir.

< WIERZCHOWSKI 2017, p.

Fondateur

Sociographie : Roi ou prince
Taille :

2 - Documentation connue sur le couvent


Bibliographie générale

WIERZCHOWSKI Grzegorz, Dzieje klasztoru dominikanów w Sieradzu od lat 30 XIII wieku do 1864 roku [Histoire du couvent dominicain de Sieradz des années 1230 à 1864], Sieradz, 2012, p. 40-50

Aspects économiques

WIERZCHOWSKI Grzegorz, « Dominikanie w Sieradzu. Źródła utrzymania klasztoru do końca XVIII w. [Les Dominicains à Sieradz. Les sources sur l'entretien du couvent jusqu'à la fin du XVIIIe s.] », dans Inter œconomiam cœlestem..., p. 453-467

WIERZCHOWSKI Grzegorz, « Fratres et benefactores. The Economic Basis of the Dominican Friary in Sieradz until the End of the Sixteenth Century », dans M.-M. de CEVINS et L. VIALLET (dir.), L'économie des couvents mendiants en Europe centrale (Bohême, Hongrie, Pologne, v. 1220-v. 1550), Rennes, sous presse [2017]

WIESIOŁOWSKI Jacek, « Dominikanie w miastach wielkopolskich w okresie średniowiecza [Les Dominicains dans les villes de Grande Pologne au Moyen Âge] », dans J. KŁOCZOWSKI (dir.), Studia nad historią dominikanów w Polsce 1222-1972, vol. 1, Warszawa, 1975, p. 195-269

Sources

Sources manuscrites

  • Cracovie, Archiwum Polskiej Prowincji Zakonu Kaznodziejskiego [Archives de la province polonaise de l'Ordre des Dominicains] - abrégé ci-après en ADK -, fonds Sieradz (Sdz) 1, Kopiariusz Dominikanów Sieradzkich [Cartulaire des Dominicains de Sieradz] (= cartulaire du couvent achevé en 1607) (KDS)

  • Varsovie, Archiwum Główne Akt Dawnych [Archives centrales des actes anciens] - abrégé en AGAD :
    Księga grodska sieradzka [Registre urbain de Sieradz] (KGS), 1/2
    Księga wójtowska sieradzka [Registre de l'échevin de Sieradz] (KWS), 1
    Księga ziemska sieradzka [Registre du district de Sieradz] (KZS), 9
    Metryka Koronna [Registres d'État] (MK), 82

  • Włocławek, Archiwum Diecezjalne we Włocławku [Archives diocésaines] (ADWL), Zak. 18 (= registre de comptes du couvent 1564-1613)

3 - Discours et normes économiques des frères du couvent


4 - Décideurs, agents et intermédiaires économiques


Patronus

Identité Lignage Origine Commentaire
Conrad, duc de Mazovie Piastes (hors Lokietek) Roi ou prince

< WIERZCHOWSKI 2017, p.

Casimir, duc de Mazovie Piastes (hors Lokietek) Roi ou prince

Parmi les descendants de Casimir, le duc de Sieradz Leszek (Lesco) II le Noir est considéré par la tradition locale comme un bienfaiteur du couvent particulièrement actif.

< WIERZCHOWSKI 2017, p.

Wladislas II Jagellon, roi de Pologne Jagellon / Jagiełło Roi ou prince

Wladislas II Jagellon accorda en 1416 aux frères de ce couvent le droit de prélever 1/5e du malt concassé dans le moulin royal de la ville (voir infra).

Agents externes

Type Date Nombre Sociographie Détail
Vitricus 1484-1487 1 Membre(s) du bas clergé séculier

En 1484-1487, NIcolas Cultifaber, maire et conseiller de la ville, était le vitricus du couvent dominicain.

< WIERZCHOWSKI 2017, p.

Privilèges
Droit de pêche

5 - Biens et revenus fonciers (stables) du couvent


Type de bien : Droit de pêche
Nom : dans la Warta
Première mention : 1377
Provenance : Donation
Distance : < 5 km
Précisions :

Pour exploiter ce droit de pêche mentionné pour la première fois en 1377 (< ADK, Sdz 1, p. 2), le couvent emploie des pêcheurs. Trois d'entre eux émergent de la documentation :

  • en 1377, pêcheur anonyme (< KDS, p. 2)
  • en 1390, pêcheur nommé Bąk, dont le service est offert au couvent en 1390 par la veuve Hanka en vertu des dernières volontés de son mari l'échevin Stanislas et pour le salut de son âme (< AGAD Metryka Koronna 82, fol. 54-55)
  • en 1410, achat des services d'un pêcheur dépendant de Jaksa of Kwiatkowice, lequel pouvait aussi pêcher dans la Warta (< ADWL, Zak, 18, p. 68)

< WIERZCHOWSKI 2011, p. 457 ; WIERZCHOWSKI 2017

Il est possible que ce droit de pêche ait été assorti de l'autorisation pour les frères de vendre les prises effectuées par les pêcheurs à leur service.

Evolution :

Droit de pêche sur la Warta sans doute concédé au couvent par un bienfaiteur (ou le patron), mentionné de 1377 (voir supra) à 1607 (4 pêcheurs mentionnés comme devant donner leurs prises au couvent).

Type de bien : Étal de boucher
Première mention : 1385
Provenance : Donation
Evolution :

Étal de boucherie légué en 1385 au couvent par Élisabeth, veuve du staroste de Sieradz nommé Drogosz. C'est le premier connu comme appartenant à ce couvent.

< AGAD Metryka Koronna 82, p. 57

Type de bien : Étal de boucher
Première mention : 1390
Provenance : Donation
Précisions :

Revenus : 2 blocs de graisse animale par an.

Evolution :

Étal de boucherie légué au couvent par Piechno, fils de Simon, en 1390.

< AGAD Metryka Koronna 82, p. 58

Type de bien : Pré
Première mention : 1392
Provenance : Donation
Evolution :

Premier bien foncier mentionné par la documentation écrite comme faisant partie de la dotation du couvent.

< WIERZCHOWSKI 2017, d'après AGAD MK 82, f° 54v°.

Première mention : 1416
Evolution :

Les frères pouvaient prélever 1/5e du malt - nécessaire à la fabrication de la bière, de consommation courante - concassé dans ce moulin royal (qui était doté de 3 roues, l'une pour produire du malt et deux pour la farine), en vertu d'un don effectué par le roi Wladislas II Jagellon en 1416, selon une charte délivrée à Brodnia.

< ADK, Sdz 1, p. 8-10

Type de bien : Étal de boucher
Nom : à Sieradz
Première mention : 1417
Provenance : Achat
Distance : < 5 km
Valeur monétaire : 12 grivnas / marcs
Revenus fonciers : Loyer
Evolution :

Étal de boucherie acheté par le couvent à Pierre et Simon, bourgeois de Sieradz, en 1417, pour la somme de 12 grivnas (ou marcs).

< AGAD Metryka Koronna 82, p. 56

Type de bien : Maison urbaine
Première mention : 1417
Provenance : Donation
Mode d'exploitation : Location
Revenus fonciers : Loyer
Evolution :

Maison donnée au couvent en 1417.

< AGAD KGS 1-2, p. 264

Nom : Żerechów
Première mention : 1421
Provenance : Achat
Possession :

Tenure à cens.

Distance : env. 100 km
Précisions :

Revenu annuel : cens de 30 grivnas.

Revenus fonciers : Cens
Evolution :

Domaine agricole obtenu (par achat ? par don ?) de l'archidiacre nommé Vincent en 1421.

< WIERZCHOWSKI 2011, p. 161

Première mention : 1422
Dernière mention : 1422
Distance : < 5 km
Position : sur la Warta, dans une forêt, près de la route qui va de Sieradz au village de Męka
Evolution :

En 1422, les frères cèdent au roi "pour le bénéfice de la ville de Sieradz" ce moulin situé dans ou près de la ville de Sieradz.

< ADK, Sdz 1, p. 10-11.

Il appartenait vraisemblablement aux frères dès avant 1416, lorsque Wladislas II leur donna une partie de la production, en malt, de son moulin.

< WIERZCHOWSKI 2011, p. 458.

En contrepartie de ce don, le roi Wladislas II Jagellon donne alors au couvent un nouvel emplacement sur le fleuve Warta, « près de la colline dite Bławat », pour y construire un nouveau moulin ; celui-ci est achevé au plus tard en 1431, date de sa confirmation.

< AGAD, KZS 9, p. 105

Ce dernier moulin est encore mentionné dans les registres fiscaux de la voïvodie de Sieradz au début du XVIe siècle sous le nom de moulin "sur le Błonie" (in Blonye) .

< WIERZCHOWSKI 2017

Nom : Laszmy, sur la rivière Staw, entre les rivières Dębowiec et Moczydlnia
Première mention : 1428
Provenance : Donation
Evolution :

Ce moulin entouré d'un jardin et d'un champ avait été légué au couvent vers 1390 par le voïévode/staroste de Sieradz nommé Świętopełk de Irządz / Bechcice ; mais les frères n'avaient pas pu en prendre possession. En 1428, le successeur du précédent, le staroste de Sieradz nommé Pierre Szafraniec, entreprit de construire près du couvent un nouveau moulin pour remplacer celui de Laszmy, en mauvais état ; c'est alors que les frères font appel à des témoins pour confirmer le legs précédent.

< ADK, Sdz 1 / KDS, p. 25-26

Type de bien : Parcelle cultivée
Première mention : 1433
Provenance : Achat
Distance : < 5 km
Valeur monétaire : 40 marcs
Evolution :

Parcelle cultivée achetée à l'échevin de la ville, Stanislas Baran, par le prieur du couvent nommé Nicolas en 1433 pour la somme de 40 marcs.

À en juger par son prix, elle mesurait probablement 1 lan.

< WIERZCHOWSKI 2017, d'après AGAD KSW 1, f° 9

Nom : Słomków Suche
Première mention : 1445
Provenance : Donation
Distance : env. 12 km
Précisions :

Revenu annuel :

  • 2 grivnas et 2 mesures de grain en 1445
    < ADK, Sdz 1, p. 12-15
  • 10 grivnas à partir de 1449, sur décision du donateur.
    < ADK, Sdz 1, p. 15-17
Revenus fonciers : Cens
Evolution :

Domaine donné au couvent en 1445 par Piotr Zajączek ; ce dernier augmente en 1449 le cens perçu par les frères sur ce domaine.

< ADK, Sdz 1, p. 12-15 et 15-17

Type de bien : Maison urbaine
Première mention : 1447
Provenance : Donation
Revenus fonciers : Loyer
Evolution :

Maison locative probablement donnée au couvent avant sa première mention sous la plume du prieur Nicolas, en 1447.

< AGAD KWS 1-2, fol. 155 v

Nom : Zabramowice
Première mention : 1535
Provenance : Achat
Mode d'exploitation : Location
Précisions :

Revenu annuel : cens de 64 grivnas.

< WIERZCHOWSKI 2011, p. 161

Revenus fonciers : Cens
Evolution :

Domaine agricole mentionné pour la première fois en 1535 comme ayant été acquis auprès d'Albert Kobierzycki.

< WIERZCHOWSKI 2011, p. 161

Nom : Smaczków
Première mention : 1543
Provenance : Achat
Mode d'exploitation : Location
Précisions :

Revenu annuel : cens de 20 grivnas.

< WIERZCHOWSKI 2011 , p. 161

Revenus fonciers : Cens
Evolution :

Domaine agricole mentionné pour la première fois en 1543 comme ayant été acquis auprès d'Albert Kobierzycki.

< WIERZCHOWSKI 2011, p. 161

Type de bien : Jardin
Première mention : 1607
Distance : < 1 km
Position : au nord-est du couvent
Précisions :

Jardins donnés en location à des cultivateurs, au nombre de 22 au début du XVIIe siècle. Ces jardins procuraient alors au couvent un revenu total d'environ 4,5 florins (137 groschen), payables le 15 août de chaque année.

< WIERZCHOWSKI 2017, d'après KDS, p. 198-199

Evolution :

Le couvent possédait de nombreux jardins au début du XVIIe siècle, cultivés par 22 jardiniers en 1607 (d'après le cartulaire et registre des revenus du couvent). Ils étaient concentrés au nord-est du couvent (post monachos).

< WIERZCHOWSKI 2017, d'après KDS, p. 198-199

Mais on ignore combien remontaient à la période médiévale.

Type de bien : Maison urbaine
Première mention : 1564
Dernière mention : 1613
Distance : < 5 km
Mode d'exploitation : Location
Précisions :

Ces maisons locatives étaient exploitées selon le système de "location foncière perpétuelle" (locatio), comme souvent dans les villes polonaises pour des lopins comportant une maison et un terrain.

Les loyers (census ex domibus) devaient être payés à la Saint-Martin (11 novembre), d'après les comptes du couvent des années 1564-1613.

< WIERZCHOWSKI 2017

Evolution :

D'après les comptes du couvent des années 1564-1613, le couvent possédait des maisons dans la ville qui étaient louées à 22 habitants.

Le cadastre urbain de 1659-1669 répertorie 20 maisons - sur un total de 112 maison locatives dans la ville - comme appartenant au couvent (soit près d'un cinquième).

< WIERZCHOWSKI 2017, notamment d'après ADWL, Zak. 18

On ignore combien de ses maisons étaient détenues par le couvent avant les années 1550.

Bilan

Peu d'indications sur le temporel foncier du couvent au cours du premier siècle de son histoire. Par la suite, celui-ci s'accroît sensiblement à la fin du XIVe siècle - selon une chronologie que l'on retrouve dans les autres couvents dominicains polonais - puis au XVe siècle, non plus seulement par des dons mais par des acquisitions.

La charte royale de Wladislas II Jagellon du 1er août 1425 est la première à reconnaître officiellement l'existence d'une dotation foncière en terre arable.
< WIERZCHOWSKI 2017, d'après KDS, p. 1-8

Les autres biens fonciers se composaient de moulins et d'étals de boucherie, dont la possession resta au couvent au moins jusqu'en 1628.

Ces biens étaient exploités de façon indirecte, sous forme de cens ou de location. Ils se trouvaient dans la ville (maisons locatives), dans les environs proches et dans les villages voisins (pour les terres arables).

En ce qui concerne les moulins, le couvent percevait 1/5e du malt concassé au moulin royal de Sieradz et possédait au moins 2 (autres) moulins à la fin du Moyen Âge.

< WIERZCHOWSKI 2017, p.

6 - Biens et revenus non fonciers du couvent


Type de bien : Rente perpétuelle
Date de mention : 1426
Provenance : Don
Revenus : 1 marc par an
Observations :

En 1426, la meunière Anne, épouse de Staszek, légua au couvent une rente annuelle d'1 marc provenant d'un moulin à malt.

< WIERZCHOWSKI 2017, d'après KDS p. 11

Type de bien : Rente perpétuelle
Date de mention : 1445, 1449
Provenance : Don
Revenus : rente annuelle de 2 marcs (1445) puis 10 marcs (1449)
Observations :

En 1445, Pierre Zajączek of Wrząca fit une donation d'une rente annuelle de 2 marcs à prélever sur ses biens fonciers et sur une auberge située à Słomków Suchy, ainsi que de 2 brassée de blé à prélever sur chacune de ses 8 fermes.

En 1449, il augmenta la rente annuelle à 10 marcs, à prélever sur le cens de Słomków Suchy.

< WIERZCHOWSKI 2017, d'après KDS, p. 12-15 et 15-17

Type de bien : Cheptel
Date de mention : 1507
Provenance : Don
Observations :

En 1507, Dorothée Kolipiątkowa donna par testament au couvent (entre autres biens) quatre porcs - dont on ne sait s'ils furent conservés, vendus ou consommés par les frères.

< AGAD, KWS 3, p. 16v-17r

Date de mention : après 1550
Observations :

Les sources ne mentionnent le produit des quêtes associées à la prédication itinérante des frères de ce couvent qu'après 1550.

7 - Structure des dépenses du couvent


8 - Cadre de vie des frères : bâtiments et équipement


Eglise conventuelle

Période Nef - Choeur - Plan Ornementation Obs.
XIIIe siècle
Photo Compl.

Source photo

Nef à un seul vaisseau.

Matériau dominant : briques.

Compl.

Tableau de la Crucifixion (première moitié du XVIe siècle)

  • première construdtion au cours du XIIIe siècle
  • incendie en 1331 (par les Teutoniques)
  • agrandissement et reconstruction vers 1380

Bâtiments conventuels

Période Etat Compl. S-Ens. Ornementation Equip. Obs.
XIIIe siècle

Même chronologie de construction que l'église :

  • première construdtion au cours du XIIIe siècle
  • incendie en 1331 par les Teutoniques
  • reconstruction vers 1380

Seules les ailes nord et ouest remontent à la période médiévale.

Plan quadrangulaire comportant : cellules, cloître, salle capitulaire, réfectoire, bibliothèque et scriptorium.

Scriptorium, Cellules individuelles, Cloître, Réfectoire, Salle capitulaire, Bibliothèque
Compl.

Portail gothique (muré ultérieurement)

Statue de Madone en bois mesurant 122 cm de haut (années 1420-1430).

Ustensiles courant (dont vaisselle)

En 1507, Dorothée Kolipiątkowa lègue au couvent un bol en étain.

< AGAD, KWS 3, p. 16v-17r

9 - Economie du salut


Tombes

Date réalisation Identité Condition Sociographie Emplacement Observations
1424 Catherine, épouse de Wojciech Łaski, châtelain de Ląd Laïcs Noble(s) de niveau intermédiaire ou inférieur Église (sans précision)

La tombe n'a pas été conservée. C'est le plus ancien exemple documenté d"enterrement dans ce couvent.

Il est probable que la belle-soeur de Catherine, nommée Anne, fut ensevelie également dans ce couvent à sa mort en 1448.

< WIERZCHOWSKI 2017, p.

1440 Pierre Zającze et son épouse Barbe Laïcs Noble(s) de niveau intermédiaire ou inférieur Église (sans précision)

L'unique pierre tombale conservée dans l'église, endommagée et placée initialement sur le sol de l'église (alors qu'elle se trouve aujourdhui sur le mur nord), est anonyme. Ne subsiste que le fragment d'une inscription (cum uxore sua legitima Barbara).

Elle est parfois considérée comme étant celle de Pierre Zajączek, qui fit d'importants dons au couvent dans les années 1440, et de sa femme Barbe. Mais la pierre date plutôt du début du XVIe siècle.

< WIERZCHOWSKI 2011, p. 466-467 ; < WIERZCHOWSKI 2017, p.

1507 Dorothée Kolipiątkowa Laïcs Église (sans précision)

En 1507, Dorothée Kolipiątkowa lègue des biens au couvent (voir infra) et demande à être enterrée dans l'église. Mais la tombe n'a pas été retrouvée.

< AGAD, KWS 3, p. 16v-17r

Testaments

Date Qualité Testateur Sociographie Legs Service Détail
1385 Elisabeth, veuve du staroste de Sieradz Drogosz Noble(s) de niveau intermédiaire ou inférieur un étal de boucherie

En 1385, Élisabeth, veuve du staroste de Sieradz nommé Drogosz, lègue un étal de boucherie au couvent.

< AGAD Metryka Koronna 82, p. 57

1426 Anne, meunière et épouse de Staszek Marchand(s) et artisan(s) 1 marc de rente annuelle

En 1426, la meunière Anne, épouse de Staszek, légua au couvent une rente annuelle d'1 marc provenant d'un moulin à malt.

< WIERZCHOWSKI 2017, d'après KDS p. 11

1507 Dorothée Kolipiątkowa 10 grivnas, 4 porcs et un bol en étain Enterrement au couvent sans l'habit

En 1507, Dorothée Kolipiątkowa lègue au couvent 10 grivnas, 4 porcs et un bol en étain (sur un testament léguant au total plus de 50 marcs/grivnas à tous les établissements ecclésistiques de la ville) ; en échange, elle demande à être enterrée dans l'église du couvent.

< AGAD, KWS 3, fol. 16v-17r

1522 Catherine Suska, veuve de Vojtech Patricien(s) moitié d'une maison

Catherine Suska, veuve de Vojtech, bourgmestre de Sieradz, lègue au couvent par testament en 1522 la moitié d'une maison située dans la rue Błotna.

< WIERZCHOWSKI 2017, p., d'après AGAD KWS 3, fol. 24-25

1390 Piechno, fils de Simon un étal de boucher

En 1390, Piechno, fils de Simon, léguait aux frères dominicains 2 "pierres" de suie provenant de son étal de boucherie.

< AGAD Metryka Koronna 82, p. 58

1390 Stanislas, échevin de Sieradz Patricien(s) mise à disposition d'1 pêcheur Services pro anima

En 1390, Hanka, veuve de l'échevin de Sieradz nommé Stanislas, offre aux frères du couvent dominicain les services d'un pêcheur nommé Bąk en échange d'une messe pour le salut de l'âme de son défunt mari, en application des dernières volontés de celui-ci.

< WIERZCHOWSKI 2017, d'après AGAD, MK 82, f° 54-55 et ADWL, Zak. 18

1390 ca Svietopelk de Irządz, voïvode de Sieradz Aristocrate(s), baron(s), magnat(s) 1 moulin

Vers 1390, le staroste/voïvode de Sieradz nommé Svietopelk of Irządz (dans le document : de Brachczyce [Bechcice] légua par testament au couvent le moulin appelé Laszmy (voir Biens fonciers).

< KDS, p. 25-26


Bilan

Au total, 12 testaments de bourgeois de Sieradz faisant des dons au couvent sont mentionnés entre 1507 et 1522.

< WIESIOŁOWSKI, p. 221.

Indulgences

Date Donneur Indulgence
1495 Évêque ou archevêque

Charte d'indulgences accordant aux visiteurs de l'église du couvent 100 jours d'indulgence "des premières vêpres jusqu'au secondes" pendant certaines fêtes, notamment la Saint-Dominique, la Saint-Jean-Apôtre, la Saints-Pierre-et-Paul, la Visitation et l'anniversaire de la dédicace de l'église.

< WIERZCHOWSKI 2017, p., d'après KDS, p. 63-64

Autres dons

Dons

Les messes pro anima, en particulier les tricénaires (ou "messes grégoriennes"), s'accompagnent habituellement d'un don (ou rétribution) d'un demi-marc au XVe et au début du XVIe siècle (elles coûteronnt 30 florins vers 1750-1800) ; les messes individuelles coûtent généralement 1 florin.

Les registres, incomplets, ne permettent pas de connaître le montant global des dons individuels. Dans celui des années 1564-1613, les dons en argent ne dépassent pas 9 groschen ; mais il y a de nombreux dons en nature (blé, pois, malt...).

< WIERZCHOWSKI 2017, p.

Rayonnement social

Au total, les bienfaiteurs et "amis" du couvent semblent appartenir à deux groupes sociaux principalement : la petite noblesse des environs de Sieradz et les habitants (notamment les bourgeois) de la ville.

La fonction de lieu de réunion des autorité locales (en 1470, le couvent abrita 32 volumes d'actes judiciaires sous la garde du scribe du district de Sieradz nommé Jean de Potworów) allait dans ce sens.

De même, les échevins (maire ou conseillers municipaux) figurent souvent parmi les bienfaiteurs du couvent (tel le maire Pierre au début du XVIe siècle) ou les intendants laïques.

Les artisans comptent aussi parmi les bienfaiteurs du couvent : la moitié des 12 bienfatieurs mentionnés entre 1507 et 1522 étaient des artisans (charpentier, 2 tailleurs, cordonnier, fourreur, brasseuse).

Ce large spectre social n'excluant pas les catégories pauvres de la société urbaine trouve confirmation dans les sources du XVIe siècle.

< WIERZCHOWSKI 2017 p., d'après WIESOLOWSKI p. 221

10 - Autres